10 conseils pour s’installer en Espagne

Que de bons conseils de “Faris”. Ca date de 2010, mais quel bon résumé!

Comme disait Groland, l’Espagne, c’est la “France heureuse”. Soleil, joie de vivre, beauté des paysages, alcool et bonne bouffe font que, malgré la crise, on se porte bien au-delà des Pyrénées. Il est donc temps de faire ses valises et, de ne pas oublier le camembert, mais aussi de suivre ces quelques petits conseils pour ne pas se retrouver à Barcelone comme à Tombouctou.

1. Choisir une région
Vous vous êtes décidé à lever le camp, mais vous ne savez pas encore où aller. Ben il va falloir vous décider, parce que l’Espagne, c’est “grand, divers et varié”. Plutôt le nord-est pour la pluie et les paysages similaires à la Bretagne, les grandes villes comme Barcelone, Madrid et Valence pour les possibilités profesionnelles et le côté cosmopolite, l’Andalousie, les Canaries ou les Baléares pour la douceur de vivre, les Castilles et l’Extrémadure pour l’Espagne profonde…

2. Régler les dernières formalités
En gros, on n’a pas grand-monde à qui dire qu’on s’en va : les impôts, la Sécu et la banque. Pour le reste, l’Europe étant l’Europe, ce n’est pas comme si vous partiez au Kazakhstan. Pour la santé, la Carte européenne d’assurance-maladie vous donnera le droit d’aller aux urgences.

3. Apprendre l’espagnol
Que vous ayez des souvenirs des cours de Mme Perez ou aucune idée, on part tous avec notre pauvre petit bagage linguistique. Et tout le monde se retrouve, au début, perdu dans une conversation entre plusieurs Espagnols, en se disant qu’ils pourraient au moins faire un effort. Ca prend bien six mois, voire un an pour les récalcitrants, pour parler aisément en espagnol, et si on n’a pas besoin de lire Don Quichotte en VO pour trouver un appart, un petit L’espagnol en 40 leçons, ça aide.

4. Avoir un NIE et un numéro de Sécu
Un “Nieu” ? Non, un “Énéïé”, un “Número de Identificación de Extranjero”, parce qu’en Espagne, tout le monde a un numéro. Et ce numéro, présent sur la carte d’identité ou sur la carte de résident, sert à ouvrir un compte en banque, à demander la Sécu, à acheter une maison, à tout. Paraît que c’était toute une galère d’obtenir la fameuse carte, personnellement j’ai attendu deux heures et on m’a donné un papier pour 5 ans avec le numéro. Pour la Sécu, encore plus rapide, seule une photocopie de pièce d’identité est demandée à la Tesoreria general de votre quartier.

5. Trouver un appart
J’avais déjà écrit comment trouver un appartement sur Madrid, sachez donc que Barcelone est un peu plus cher aujourd’hui mais qu’en général, c’est quand même moins cher qu’en France. Moins de garanties à fournir également, la plupart du temps c’est bien meublé et à moins que vous alliez vivre dans une “urbanización” en briques rouges du temps de Franco, les apparts sont super modernes et ont même la machine à laver.

6. Trouver un boulot
Là, ça se corse. On vous souhaite d’être envoyé en mission en Espagne, parce que sinon, il vous faudra unenchufe, en gros un piston. Autre gros bémol : c’est mal payé, le SMIC est très bas (même si ce n’est pas autant une référence qu’en France), mais comparé au coût de la vie, on s’en sort. Il faudra juste démarcher à l’INEM, l’ANPE locale, chercher sur internet (Infojobs.net, trabajar.com, les annonces d’El País etc) et surtout, demander aux quelques gens qu’on connaît.

7. S’adapter au rythme espagnol
En Espagne, on mange à 14h-15h, point. Pas de chipotages, on s’y fait très vite. N’espérez pas dîner avant 21h, vous verrez, même la télé s’y est adapté. Pareil, on ne sort pas avant 22h, les boîtes de nuit sont vides avant 2h du mat’, mais ce qui est bien, c’est qu’on commence la journée de travail à 9h. Vous comprendrez tout cela quand vous subirez l’été espagnol, en gros quand il est impossible d’aller faire du shopping avant 17h.

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